Les tensions entre les États-Unis et l’Iran remontent à la Révolution islamique de 1979 et à la crise des otages américains qui s’ensuivit, établissant un ton d’hostilité mutuelle et de méfiance profonde. Au cœur des préoccupations immédiates ayant conduit au conflit de 2026 figuraient le programme nucléaire iranien, ses missiles balistiques, son influence militaire au Proche-Orient et l’échec des tentatives de renégociation d’un accord nucléaire après l’effondrement du Plan d’Action Global Conjoint (JCPOA) de 2015.
Chronologie de l’escalade (2023-2026)
Les attaques du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023 — la journée la plus meurtrière pour les juifs depuis l’Holocauste — ont déclenché une réaction en chaîne. Israël a affaibli les milices soutenues par l’Iran à travers le Moyen-Orient, notamment le Hamas à Gaza, le Hezbollah au Liban et d’autres groupes. En avril et octobre 2024, Israël et l’Iran ont échangé des frappes directes pour la première fois depuis des décennies de guerre par procuration. En juillet 2024, Israël a assassiné le chef du Hamas Ismail Haniyeh à Téhéran, puis a éliminé le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah en septembre 2024.
Guerre des Douze Jours — Juin 2025
Du 13 au 24 juin 2025, Israël et l’Iran se sont affrontés dans une guerre ouverte de douze jours. Israël a rapidement mis hors d’état de nuire les défenses aériennes iraniennes et causé des dommages significatifs aux infrastructures militaires et nucléaires de l’Iran. L’Iran a riposté avec plus de 550 missiles balistiques et plus de 1 000 drones suicides, frappant des centres de population civile, un hôpital et au moins douze sites militaires, énergétiques et gouvernementaux. Le 22 juin 2025, les États-Unis ont bombardé trois sites nucléaires iraniens (Fordow, Natanz et Isfahan) lors de l’Opération Midnight Hammer. L’Iran a riposté en tirant des missiles sur une base américaine au Qatar. Le 24 juin, un cessez-le-feu a été conclu sous pression américaine.
Protestations iraniennes et contexte interne — Janvier 2026
En décembre 2025, la chute libre de la monnaie iranienne — aggravée par l’imposition de nouvelles sanctions internationales en septembre — a déclenché des protestations massives qui se sont répandues dans toute l’Iran en janvier 2026. Le président Trump avait menacé une intervention américaine si les forces de sécurité iraniennes tuaient des manifestants. Néanmoins, le 8 janvier, les forces de sécurité ont lancé une répression brutale, tuant au moins 30 000 personnes selon des responsables du ministère iranien de la Santé.
Négociations nucléaires infructueuses — Février 2026
L’Iran et les États-Unis ont tenu des pourparlers nucléaires indirects en février 2026, notamment à Oman et à Genève, médiatisés par le ministre des Affaires étrangères omanais. Le 20 février, Trump a imposé un ultimatum de 10 jours pour parvenir à un accord. Le 25 février, le ministre iranien des Affaires étrangères Araghchi a déclaré qu’une « opportunité historique » d’accord était « à portée de main ». Un troisième cycle de négociations indirectes a eu lieu à Genève le 26 février, mais les parties sont restées loin d’un accord. Le 27 février à 15h38 HNE, Trump, à bord d’Air Force One, a donné l’ordre de lancer l’Opération Epic Fury.
28 février 2026 — Le Début de la Guerre
Le 28 février 2026, Israël et les États-Unis ont lancé conjointement des frappes aériennes sur l’Iran, tuant le Guide suprême Ali Khamenei et de nombreux autres responsables iraniens, déclenchant une guerre dont l’objectif déclaré est le changement de régime. L’opération américaine a été baptisée «Epic Fury» (Fureur Épique) et l’opération israélienne «Roaring Lion» (Lion Rugissant). Les frappes ont ciblé Téhéran, Isfahan, Qom, Karaj et Kermanshah. L’Iran a répondu en lançant des centaines de drones et missiles balistiques sur Israël, sur des bases militaires américaines au Qatar, Bahreïn, aux EAU, Koweït, Irak, Jordanie, Arabie Saoudite, et a forcé la fermeture du Détroit d’Hormuz.
État du conflit au 10 mars 2026
Selon le Commandement Central américain (CENTCOM), les forces américaines ont frappé plus de 3 000 cibles en Iran depuis le début des opérations. Israël a mené environ 1 600 raids sur l’Iran, larguant plus de 4 000 munitions. L’Iran a tiré plus de 500 missiles balistiques et plus de 2 000 drones depuis le 28 février. Au moins 8 soldats américains ont été tués dans la région du Golfe. Plusieurs nations ont condamné les frappes, tandis que d’autres comme l’Allemagne et le Royaume-Uni ont exprimé leur soutien ou leur compréhension des objectifs.