La guerre USA–Iran a connu un tournant inattendu après qu’un ultimatum américain a menacé d’enflammer davantage le Moyen-Orient. Lundi, Donald Trump a fixé une échéance : l’Iran avait jusqu’à mardi à 20 h pour rouvrir le détroit d’Ormuz, axe stratégique du commerce pétrolier mondial. Dans la foulée, des frappes aériennes ont secoué des zones résidentielles de Téhéran, tandis que le chef du renseignement des Gardiens de la Révolution était éliminé lors d’une opération attribuée à Israël. L’Iran n’a pas cédé.
Mardi, les Gardiens de la Révolution ont promis une riposte « à une échelle beaucoup plus large », faisant craindre une escalade majeure. Le Pakistan est alors intervenu comme médiateur, proposant un cessez-le-feu et l’ouverture de négociations à Islamabad pour éviter une extension régionale du conflit.
Mecredi, au 40e jour de la guerre USA–Iran, coup de théâtre : Donald Trump annonce un cessez-le-feu. Téhéran accepte de rouvrir le détroit d’Ormuz et transmet un plan de paix en 10 points à Washington. Les discussions officielles doivent débuter vendredi à Islamabad. Les deux camps présentent cette évolution comme une victoire stratégique, tandis que le Pentagone prévient : « Nous n’allons nulle part. »
La guerre marque une pause. La paix, elle, reste encore à négocier.